Et revoilà les cookies !
La plateforme digitale MOOVTOO utilise des cookies. Certains d’entre eux ont un but marketing et nous permettent de personnaliser les contenus, les offres et les services qui vous sont suggérés. D’autres sont juste là pour fluidifier votre navigation. Vous n’êtes pas obligé de tous les accepter ! Pour en savoir plus, consultez l’ensemble de notre politique d’utilisation des cookies Consulter notre politique de confidentialité
beta
La faune en Vercors : tout un univers à observer
La faune en Vercors : tout un univers à observer
Editorial Team

Petits oiseaux et grands rapaces, marmottes et lynx, bouquetins et chevreuils... Le Vercors abrite de nombreuses espèces d’animaux  rares en Europe. Le massif est ainsi devenu un point de rendez-vous incontournable pour de nombreux spécialistes animaliers internationaux, britanniques notamment. Voici quelques espèces plus ou moins rares, plus ou moins faciles à observer lors de longues balades au fin fond de la montagne, ou tout près des habitations.

La faune en Vercors est diverse et variée. On n’y voit plus d’ours mais le massif abrite aujourd’hui quelque 140 espèces d'oiseaux, 71 espèces de mammifères, 25 espèces de reptiles et d'amphibiens. Plusieurs espèces qui avaient disparu du massif y ont été réintroduites au cours des dernières décennies. Oiseaux, rongeurs et ongulés y côtoient le lynx boréal (le plus grand félin d’Europe, quand même...). Le loup lui-même y a refait son apparition (mais il est très discret). On ne peut pas les lister toutes (les sites dédiés à la nature dans la région sont une mine d’informations régulièrement enrichies). Nous revenons ici sur neuf espèces animales, plus ou moins familières, à découvrir ou redécouvrir lors d’un séjour dans le Vercors.

#1 - Le lynx boréal


Le lynx boréal est le plus grand félin d’Europe (il mesure de 50 à 70 cm au garrot). Son pelage roux est tacheté de noire. Ses yeux sont jaune-orangé, il a comme des favoris de chaque côté du visage. Sa queue est courte avec une extrémité noire. (Certains lynx ont aussi des « pinceaux » de poils noirs sur la pointe des oreilles).
C’est une espèce rare mais bien présente dans le Vercors (ainsi que dans la Chartreuse). Son habitat de prédilection sont notamment les sous-bois et les forêts de résineux situées entre 700 et 1000 m d'altitude.

#2 - L’aigle royal


L'aigle royal occupe les massifs alpins, et notamment le Vercors.
Il y trouve les reliefs escarpés nécessaires pour faire son nid (on dit son « aire »), mais aussi des plaines, pour chasser de petits mammifères comme des marmottes.  Il peut nicher à différentes altitudes, de 400 mètres à 2000 mètres.
L’envergure des ailes de l’aigle royal est de plus de deux mètres. C’est particulièrement impressionnant. Pour le reconnaitre, on fait attention à son plumage, brun sur le corps, doré sur la tête, avec un bec gris.

#3 - Le tétras lyre


Le tétras lyre est un oiseau typique des Alpes européenne. Il est d’ailleurs l’emblème du Parc naturel régional du Vercors. On l’appelle aussi « coq des bouleaux » ou « petit coq de bruyère ». Le plumage du mâle est noir avec des reflets bleutés. Le dessous de la queue et des ailes est blanc. Ses sourcils rouges (on appelle ça une « caroncule », particulièrement développée au printemps), le rendent facilement reconnaissable. La femelle est d’apparence un peu plus terne, avec un plumage brun et noir. Ses pattes sont munies d’une espèce de frange d’écailles, qui lui permet de ne pas s’enfoncer dans la neige fraiche. C’est un oiseau typique des montagnes et des paysages enneigés. Il vit surtout en lisière de forêt et dans des bosquets.

#4 - Le bouquetin des Alpes


Les bouquetins (Ibex Capra), sont de retour depuis 1989 dans le Vercors, où ils ont été réintroduits après l’Italie et la Suisse. Ils avaient disparu du massif depuis très longtemps, probablement depuis le Néolithique. La réintroduction s’est déroulée en plusieurs fois : entre 1989 et 1990, vingt-huit bouquetins originaires du Parc national de la Vanoise ont été lâchés dans le parc naturel du Vercors. Puis entre 2000 et 2002, trente-cinq individus ont été lâchés dans les gorges de la Bourne, vers Pont en Royans et le cirque de Bournillon. Court sur pattes, trapu, le bouquetin est très à l’aise dans les rochers. Il s’y perche facilement, pour se mettre à l’abri des prédateurs, comme les loups. On différencie le mâle de la femelle notamment par la taille de ses cornes, courtes chez la femelle, très longues chez le mâle (jusqu’à 90 cm !). Il les utilise pour se battre pendant les périodes de reproduction. On peut observer les hardes lors de randonnées sur les crêtes du Grand Veymont, par exemple. 

#5 – Le chevreuil

Le chevreuil est l’ongulé le plus commun du Vercors. Il y est présent dans les milieux forestiers, parfois très proches des habitations ! On peut le croiser subrepticement lors d’une simple balade en famille en forêt, autour des villages. Son pelage est brun-roux en été, plutôt gris en hiver. Il porte une tache blanche sur les fesses (le « miroir »). Le chevreuil est petit, 75 cm de haut maximum. A la différence de la femelle (on dit une "chevrette"), le mâle porte des bois qui mesurent jusqu’à 25 cm de long. Il les perd entre octobre et décembre.

#6 - Le tichodrome échelette


Le tichodrome est un petit oiseau gris dont les ailes dévoilent une belle couleur rouge une fois déployées. Le mot « tichodrome » vient du grec et signifie littéralement « qui court vite sur les murs ». Cet oiseau, qui vit notamment dans les zones montagneuses d’Asie occidentale et d’Europe, évolue en effet sur les parois des falaises et les murailles. Il y progresse verticalement, chassant de petits insectes dans les failles à l’aide de son long bec courbé. Il est difficile à repérer à cause de son plumage gris sur le corps, qui se fond particulièrement bien dans un décor rocheux.  Résultat : l’observer est un challenge que tout ornithologue en visite dans le Vercors cherche à relever.

#7 - La chevêchette d’Europe

C’est le plus petit rapace nocturne d'Europe (entre 15 et 20 cm et entre 60 et 100 g), et il a toujours été présent dans le Vercors : la chevêchette d’Europe n’est pas facile à observer car elle niche dans les profondeurs des forêts. Son plumage est brun foncé, tacheté de blanc sur le dos, et blanc rayé de brun sur le ventre. La tête de cette petite chouette est ronde ou carrée. C’est en automne, jusqu’au début de l’hiver, qu’on a le plus de chance de l’observer (quand les mâles chantent), surtout s’il ne fait pas trop froid.

#8 – La marmotte des Alpes


La marmotte vit en groupe, dans des terriers. Son pelage va du gris au roux en passant par le brun et le beige. Elle mesure entre 50 à 60 cm de long et pèse jusqu’à 8 kg. Ce rongeur sympathique, très joueur, possède de longues moustaches (les vibrisses) pour s’orienter dans l’obscurité de son terrier. Son cri est le sifflement, qu’on pourrait confondre avec celui d’un oiseau. La marmotte siffle notamment quand elle sent qu’un danger approche et qu’elle veut avertir ses camarades. Elle hiberne dès le milieu de l’automne et jusqu’en avril (pendant cette période, elle se réveille tous les quinze à vingt jours pour uriner). Avant de plonger dans un profond sommeil, elle aura accumulé pendant les mois du printemps et de l’été d’importantes réserves de graisse en engloutissant des quantités impressionnantes de nourriture. La marmotte est herbivore et insectivore.

#9 – Le chocard à bec jaune, ou choucas des Alpes


Le chocard à bec jaune est un énergique oiseau noir, typique des zones montagneuses du monde entier (jusque dans l’Himalaya !). Il est très présent dans le Vercors. Il vit habituellement entre 1200 et 3000 mètres d’altitude. Mais en hiver, il descend et se rapproche des villages. On y voit des groupes entiers de chocards qui se posent sur les toits. Ils attendent la bonne fortune auprès des habitations (restes alimentaires et autres miettes de pain tombées au sol par exemple). On peut alors facilement les observer. Ils sont parfois agités.
Les grands-parents les appellent « choucas ». A noter à ce sujet que le mot « chocard » a fait son apparition dans la première moitié du 19e. Il serait justement une variante du mot « choucas », qui désigne en fait un oiseau de montagne, et qui est utilisé par les populations montagnardes depuis le milieu du 16e siècle.
Le chocard à bec jaune peut faire son nid dans des cavités rocheuses, des crevasses, mais aussi parfois sous les toits.
Commentaires (1)
+
Connectez-vous pour poster un commentaire
il y a 1 an
Superbe article

À découvrir aussi